L’échappatoire

Licencié ? Ces instants où l’on négocie avec l’inévitable — et ce qu’ils révèlent.
« Chercher une porte là où l’on vient de nous montrer un mur »
Le marchandage arrive souvent en silence, presque à tâtons. La nouvelle est tombée, le choc est passé — ou du moins, c’est ce qu’on se dit. Alors l’esprit, refusant de se rendre, commence à tracer des chemins de traverse. On ne veut pas que ça finisse. On cherche une porte là où l’on vient de nous montrer un mur.
Devenir consultant pour son ancienne entreprise. Proposer un mi-temps. Suggérer un autre poste, une autre équipe, un autre contrat. Ce ne sont pas des idées absurdes — parfois elles aboutissent. Mais le plus souvent, elles sont le signe de quelque chose de plus profond : une résistance à accepter que ce chapitre – là est bel et bien clos.
Kübler-Ross l’avait bien vu : le marchandage est l’une des étapes du deuil, ce moment où l’on tente de reprendre le contrôle en proposant un deal à la vie… des promesses en échange de temps. « Si je fais ceci, peut-être que cela ne m’arrivera pas vraiment. » C’est humain, c’est même courageux — car cela témoigne d’une énergie encore intacte, d’une volonté de continuer à exister dans le monde que l’on quitte.
Chez Executive Outplacement, le coach ne balaye pas ces propositions d’un revers de main. Il les écoute, les explore même. Car dans chaque tentative de marchandage se cache une information précieuse : ce que l’on ne veut pas perdre. Un secteur. Une identité. Un lien. Une façon de travailler. Autant de fils à saisir pour tisser la suite.
Parce que le marchandage, finalement, n’est pas un refus du changement — c’est une recherche maladroite de continuité. Et c’est exactement là que commence le vrai travail : comprendre ce que l’on veut vraiment préserver, et trouver comment le réinventer ailleurs. Les ateliers d’Executive Outplacement sont conçus pour cela — transformer cette énergie de résistance en matière première pour construire ce qui vient après.